Une étudiante du Cannet-des-Maures assigne Enedis en justice

Joséphine Hermans s’est réfugié dans le Var pour échapper aux ondes dont elle est particulièrement sensible. Elle attaque Enedis en justice qui lui a imposer l’installation d’un compteur Linky.

#LINKY : Joséphine, étudiante, assigne ENEDIS pour pouvoir terminer ses études.

Électrosensible, Joséphine Hermans s’est vue obligée de quitter son école, l’ENS de Lyon pour se rendre dans un lieu moins chargé en ondes. Installée au Cannet-des-Maures, elle est aujourd’hui de nouveau victime des technologies avec l’installation forcée chez elle du compteur Linky, rapporte France Bleu Var.

Elle attaque Enedis

La jeune femme de 22 ans a décidé d’assigner Enedis en justice devant le tribunal de Draguignan pour empêcher l’installation de ce compteur, sujet à polémique depuis plusieurs années.

Joséphine, du fait de son électrosensibilité, mène une vie en marge de la société actuelle : « Je vis dans une petite maison, dans un hameau très isolé. Je n’ai pas vraiment de voisins donc je n’ai pas de wifi. Je suis assez loin des antennes donc ça va. Et je ne peux pas trop aller en ville. »

Quant à son état, les conséquences de l’exposition aux ondes sont multiples : « Physiquement, j’ai de gros maux de tête et au niveau intellectuel, les ondes font baisser ma concentration et provoquent de gros problèmes de mémoire  ».

Se priver de l’électricité ?

L’étudiante s’attaque ainsi à un géant de l’électricité, déjà visé par plusieurs plaintes. Et rare sont les plaignants qui obtiennent gain de cause. Comme le rappelle France Bleu, 13 des 206 plaignants bordelais ont obtenu l’installation d’un filtre sur leur compteur pour les protéger des ondes.

L’étudiante espère avoir également cette chance, autrement elle envisage de partir vivre dans « où il n’y a pas du tout d’électricité  ».

Sources: ici et ici

Le principe de précaution est demandé contre Enedis et le compteur Linky.

La présidente du TGI de Draguignan rendra sa  décision le 22 mai.

Soumis ce 24 Avril à l’audience des référés du tribunal de grande instance de Draguignan.

Le cas d’une étudiante de 22 ans, qui s’oppose à l’installation d’un compteur électrique Linky à son domicile du Cannet-des-Maures, a été soumis hier à l’audience des référés du tribunal de grande instance de Draguignan.

La présidente du TGI, Mme Nathalie Fèvre, qui tient ces audiences à caractère d’urgence, rendra sa décision le 22 mai 2019.

SOUS LA MENACE DE DÉMÉNAGER

L’avocat de la jeune femme, Me Arnaud Durand (barreau de Paris), a indiqué que Joséphine, « électro hypersensible », avait été contrainte de quitter Lyon, où elle suivait des études supérieures de mathématiques, après l’installation d’un compteur Linky.

« Elle ne supportait pas les courants porteurs en ligne (CPL) qu’il produisait dans son logement. Elle s’est réfugiée au Cannet-des-Maures, où il n’était pas prévu que Linky soit déployé avant 2020. Or, le calendrier mis en ligne par Enedis prévoit maintenant ce déploiement à partir de mai 2019. »

À l’appui de sa demande, il a produit trois certificats médicaux attestant de l’électrosensibilité de l’étudiante. Ils évoquaient la présence de marqueurs dans son sang en cas d’exposition et relevaient des risques de dommages cérébraux.

Il a produit par ailleurs des décisions récentes des TGI de Toulouse et Bordeaux, enjoignant à Enedis de ne pas installer ces compteurs dans des cas similaires.

SEUIL DE RISQUE ?

« Je vous demande l’application en référé du principe de précaution, pour qu’Enedis ne déploie pas à proche délai ce compteur dans son logement, et que l’électricité et son point de livraison y soient maintenus en l’état. »

« C’est l’application d’un principe d’hyperprécaution qu’on vous demande, a réagi son contradicteur, Me Beaugrand, du barreau de Marseille. Enedis ne prévoit aucun déploiement du compteur Linky au Cannet-des-Maures avant juillet 2020. »

Il s’est appuyé sur la réglementation pour indiquer que l’usager ne pouvait pas s’opposer à ce déploiement.

Y a-t-il un danger pour la santé ? « Cinq rapports d’autorités de l’État disent que ces CPL ne sont pas dangereux. »

Parmi elles, il s’est référé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), « qui parle de très faibles probabilités d’effets sanitaires à court et à long terme ».

« Certes l’affection de cette jeune femme est terrible, mais elle n’apporte pas la preuve qu’elle a été exposée à des seuils supérieurs aux seuils réglementaires. »

source ICI

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