Pourquoi Enedis agit de la sorte, « On a cherché à acheter notre silence » nous dit ce couple choqué par cet incendie de leur maison.

Compteur Linky : ils veulent la vérité après l’incendie de leur maison

A Bièvres, le pavillon du couple Morel a été détruit en partie par les flammes il y a un an. Ils mettent en cause le compteur Linky et dénoncent le manque de transparence d’Enedis.

En vingt minutes à peine, une partie de leur pavillon a été ravagée par les flammes. Un sinistre qui remonte quasiment à un an jour pour jour. Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2017, à Bièvres, le garage attenant à la maison du couple Morel prend feu. Il est totalement détruit, ainsi que la cuisine de leur maison. En cause, selon cette famille, le compteur nouvelle génération Linky développé par Enedis, installé par un prestataire dans leur garage un mois et demi plus tôt et duquel « sortaient des flashs lumineux » la nuit du sinistre assure Régis Morel. Un équipement qui provoque des levées de boucliers dans certaines communes.

Un an après, le couple et son fils de 5 ans ont réintégré le pavillon remis en état. Pourtant, la page est loin d’être tournée. « Durant toute cette procédure, nous avons été choqués par le comportement d’Enedis qui a manqué de réactivité et dont nous n’avons vu aucun représentant durant plusieurs semaines. Il a fallu que nous choisissions de médiatiser cette affaire pour que l’entreprise entre enfin en contact direct avec nous. »

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Le garage a été entièrement détruit, tout comme la cuisine. LP/L.D.

Dix jours après l’incendie, la famille dépose une demande pour l’installation d’un compteur électrique de chantier. « Il fallait absolument brancher des radiateurs de secours afin de préserver le reste de notre pavillon qui se dégradait à cause du froid », précise Delphine Morel. En la matière, Enedis lui indique qu’il n’existe aucune mesure d’urgence. « Personne n’a envie de faire une heure supplémentaire, m’a répondu le service clientèle. »

« On a cherché à acheter notre silence »

Les Morel en sont réduits à se brancher chez leur voisin pour pouvoir enfin chauffer la partie de leur habitation restée intacte. Le fameux compteur sera posé le 6 décembre, le lendemain de la parution dans nos colonnes d’un reportage consacré à cet incendie. Hasard du calendrier.

« Nous n’avons pas digéré non plus qu’on cherche à acheter notre silence, s’agace encore Régis Morel. Un expert d’Enedis nous a contactés par téléphone. Il a proposé que les analyses de cause du départ de feu, confiées à un laboratoire indépendant, soient suspendues. Cette personne nous a demandé de signer une clause de confidentialité sur l’affaire. En contrepartie, Enedis s’engageait auprès de notre assurance à prendre en charge l’intégralité du sinistre. Nous avons bien sûr refusé car il est important pour nous de connaître la vérité pour éviter que cela se reproduise ailleurs. »

Le rapport d’expertise attendu depuis mars

Le rapport du laboratoire, prévu pour le mois de mars dernier, n’est toujours pas parvenu aux Morel. Le couple fait part de tous ces éléments dans un courrier adressé en juillet à Philippe Monboulou, président d’Enedis, avec copie à la présidence de la République et au ministère de la Transition écologique.

« Ce dossier constitue pour Enedis une priorité. Tous les moyens techniques et humains ont été mis en œuvre pour intervenir le plus rapidement possible, notamment pour rétablir l’électricité chez M. Morel en urgence et lui réinstaller un branchement permanent », répond l’entreprise pour qui « M. Morel a fait l’objet d’un accompagnement régulier ».

Sur les causes de l’incendie, Enedis précise que « seul le laboratoire indépendant, saisi d’un commun accord par l’expert de l’assureur de M. Morel et celui d’Enedis, peut se prononcer après analyses. Enedis est toujours, comme M. Morel, dans l’attente des résultats de ces analyses. » Après l’incendie, l’entreprise avait expliqué que « ce matériel est testé en laboratoire et que la pose est confiée à des techniciens habilités ayant reçu une formation spécifique ».

http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-ils-attendent-toujours-la-verite-apres-l-incendie-de-leur-maison-11-11-2018-7939878.php?fbclid=IwAR0XUGQiU_b2xk8oprdOFBPU89Gm6xrsCRjARdlchhhOR3a1Mr7UToZJFMA

Linky dans les cahiers de doléances en Mairie

Comme vous devez peut être le savoir, depuis le mouvement des gilets Jaunes, des cahiers de doléances au niveau nationale ont étés mis à disposition des habitants dans chaque mairie, ainsi que dans les annexes.

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Cela est l’occasion d’y écrire votre position face à l’installation des linky dans notre commune.  Je vous invite donc à vous rendre dans votre mairie proche de votre domicile et d’y inscrire votre avis et demande concernant le linky.

Il faut savoir que ce cahier existe aussi pour les demandes concernant la commune consulté par le maire.

Tentatives de dissimulation de l’ANFR

l’ANFR tente bien de dissimuler une partie des résultats des mesures réalisées sur les ondes, audience qui s’est déroulée le vendredi 14 décembre 2018 devant le Tribunal Administratif de Melun

ANFR : nouveaux indices de tentatives de dissimulation

Lors de l’audience qui s’est déroulée le vendredi 14 décembre 2018 devant le Tribunal Administratif de Melun, le Rapporteur public a présenté des conclusions visant à proposer un non-lieu à statuer concernant la demande, par le Dr Arazi, de communication des fiches techniques des mesures de contrôle des téléphones mobiles testés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) en 2015.

Le principal argument avancé par le Rapporteur public a été de considérer la publication intervenue le 8 mars 2018 sur le portail Open Data de l’ANFR comme un élément satisfaisant aux demandes, à savoir comprenant l’intégralité des données des rapports signées par les laboratoires agréés, bien que les documents les contenant ne soient pas les versions originales des rapports.

Des indices concordants de dissimulation

La question qui nous taraude depuis mars 2018 est simple et peut être aisément partagée par tout un chacun : pourquoi l’ANFR n’a pas publié les rapports originaux et, nous le soupçonnons, les a fait « réviser » par les laboratoires pour mise en forme avant publication tout en les post datant ?

Le Dr Marc Arazi, qui a lancé l’alerte en juillet 2016, est donc intervenu comme requérant devant le Tribunal pour mettre en évidence de nouveaux indices concordants montrant de manière argumentée que l’ANFR tente bien de dissimuler une partie des résultats des mesures réalisées. Ainsi, des éléments issus des rapports eux-mêmes, il ressort des « conditions des essais » que les laboratoires ont testé des valeurs de DAS (débit d’absorption spécifique) respectivement pour 1g ou pour 10g de tissus humains.

C’est ce que mentionne en toutes lettres le chapitre 6.1.7 de chaque rapport (page 13/41) :

Mais que l’ANFR s’est empressé de faire disparaître du test commenté par elle pour expliquer au public l’intérêt de ces rapports. En effet, il n’est plus du tout fait mention de la valeur 1gr qui figure pourtant partout.

« La valeur maximale interpolée est recherchée avec l’algorithme « straight-forward ». Autour de ce maximum les valeurs DAS intégrées sur des volumes de 1g ou 10g sont calculées par l’algorithme d’interpolation 3D de Spline ».

Et ce que confirment les chapitres 6.1.11 et 6.1.12 qui précisent bien l’évaluation de l’incertitude de la mesure pour les essais DAS pour 1gr et 10gr (pages 17 et 18/41). Or, comme tout le monde peut le constater, cette mesure de DAS à 1g est absente des rapports.

Des indices qui mettent en cause la responsabilité de l’ANFR

L’ANFR a-t-elle fait le choix délibéré de « mettre en forme » ses rapports afin que ni le public, ni l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ne puissent être informés du DAS pour 1g, qui peut se révéler jusqu’à deux à trois fois supérieur à celui pour 10g* ? Cette norme est pourtant utilisée comme référence pour mesurer les ondes émises par les téléphones portables aux États-Unis par la Federal communication commission (FCC).

D’ailleurs sur tous les schémas de mesures de tous les rapports produits par l’ANFR, il est parfaitement visible que les mesures ont été faites pour 1gr et 10gr. Les cubes sont parfaitement visualisables. La preuve ci-dessous :

 

Une exposition multipliée encore par 3

Dans l’exemple du Nokia Lumia 530 le DAS tronc 10gr tel qu’il ressort du site Data de l’ANFR est mesuré au contact à 6,57 W/kg (soit déjà plus de 3 fois la limite à ne pas dépasser). Pour 1gr, ce serait entre 13 W/kg et 19 W/kg soit près de dix fois…

Rappel : le DAS mesure la puissance absorbée (exprimée par unité de masse) par les tissus humains et animaux exposés aux ondes électromagnétiques émises par un appareil (ici un téléphone portable). Le DAS mesure exclusivement l’effet thermique des ondes, dont les effets sanitaires sont considérés par l’ANSES comme « connus et avérés ».

Les DAS tête concernés

Plus important encore, il est vraisemblable que ce ne soit pas seulement les DAS corps qui soient impactés mais aussi les mesures de DAS tête qui seraient, elles aussi, supérieures à la valeur limite de 2 W/kg.

Pour le Dr Arazi, Président d’Alerte Phonegate :

 » Il est donc aisé de comprendre pourquoi l’ANFR, qui tente depuis des mois de se faire passer pour le bon élève de la classe, ne veut absolument pas que ces nouvelles données soient mises à jour. Bien que la valeur pour 10gr soit réglementaire en Europe, la valeur 1gr montrerait à tous que notre instance de régulation a permis depuis plus de 20 ans de surexposer la tête et le corps des utilisateurs de téléphones portables à des niveaux pouvant dépasser et de loin les valeurs limites à risque pour notre santé et celle de nos enfants. »

De tels agissements pourraient à l’avenir amener l’ANFR et ses dirigeants à devoir rendre des comptes sur leurs responsabilités dans ce scandale industriel et sanitaire.

L’ANFR se défausse sur les laboratoires agréés

En réplique le Directeur Général de l’ANFR, Gilles Brégant, a rappelé que les rapports sont signés par les laboratoires agréés, qui sont indépendants et dont la responsabilité est engagée. En effet, s’il s’avérait que les rapports ont été modifiés, « ces derniers pourraient perdre leurs agréments. ». On peut se demander, tout de même, si les laboratoires auraient purgé à leur seule initiative ces données essentielles.

Le laboratoire CTC advanced en première ligne

Le laboratoire allemand CTC advanced a réalisé plus de 90 % des mesures de tests réalisés en 2015. Le voici donc en première ligne pour avoir signé des documents révisés pour « remise en forme » et « indicés » (affectés d’un indice caractérisant la version en vigueur) visant à potentiellement dissimuler des informations essentielles à la santé publique. Il est temps qu’il ait à s’expliquer publiquement. Ces rapports ont été payés avec l’argent des contribuables.

Le Dr Arazi a fait parvenir le mardi 18 décembre 2018 au Tribunal une note en délibéré s’appuyant sur ces nouveaux éléments. Le jugement devrait être rendu dans les prochaines semaines.

 

* Source : fiche Wikipédia sur le Phonegate : « C’est depuis plusieurs années, le cheval de bataille du Professeur Om Ghandi58, qui a montré dans de nombreux travaux scientifiques, que le niveau de modélisation n’était pas adapté à la morphologie des enfants, en particulier au niveau de la tête. Et dans un article publié en 2012, dans Electromagnetic Biology and Medicine59, les auteurs arrivent à cette conclusion :

» A mobile phone compliant with the ICNIRP standart (conforme au site Wikipedia mais faute d’orthographe : le bon mot est standard) of 2,0 W/kg SAR in 10 g of tissue may lead to a 2.5 to 3 times excess above the FCC standard of 1,6 W/kg in 1 g of tissue (i.e., 4-5W/kg in a cube of 1 g of tissue) » (Gandhi and Kang, 2002)60 »

Source ici

Marie-Line Le Bohec dénonce « un véritable harcèlement du sous-traitant d’Enedis»

L’installation des compteurs Linky a débuté à Camors. Au printemps 2017, Marie-Line Le Bohec, représentante de Vivre au Pays de Pluvigner dont elle s’est rapprochée pour organiser une réunion d’information sur l’installation des compteurs Linky, à Camors, informait les habitants, rassurant ceux qui n’en voulaient pas en leur expliquant qu’ils étaient dans leur droit de refuser. La porte-parole du collectif souhaite évoquer la situation actuelle, car, selon elle, « de nombreuses personnes s’inquiètent d’un véritable harcèlement du sous-traitant d’Enedis ».
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